Ha! que le monde d’Auckland est belle

Date de mise à jour : 24 mars 2013

Vendredi, le 15 mars 21:00

Voilà, je suis rendu à Auckland. J’en suis rendu à ma quatrième version pour cette page de journal. Trop de choses à raconter. Je sors présentement d’un restaurant de cuisine française. Un hasard sur mon chemin. Propriétaire français, service en français. Au menu: comme apéritif, un kir royal; en entrée, la soupe à l’oignon; au menu principal, le canard confit aux pommes avec une carafe de vin rouge, un bordeaux merlot; au dessert, une crêpe chocolatine avec un long black comme café. Tout à fait succulent d’un bout à l’autre. Une gâterie de trop? Mais non. Un plaisir de plus. Le proprio, un français sympathique à qui j’aurais donné une bouteille de ritalin au complet tellement il était speedé sur le plancher et 3 à 4 claques sur la gueule tellement il était dure avec sa jeune serveuse, au sourire charmant, par professionnalisme peut-être, qui ne fournissait pas à la tâche sur ce même plancher.

Par contre, gros moment de solitude dans ce restaurant en regardant les couples autour de moi. Un peu d’ivresse peut-être. Mais, dans l’observation des ces couples, j’ai pu constater que certains sont là pour manger, d’autres pour parler tout en dégustant leur choix de menu. Peut importe le sujet de conversation de ces derniers, j’étais content de constater que Francine et moi faisions parti de ceux-ci.

Sur une autre ligne de pensée, ça fait presque une semaine sans relater mes dernières journées en Nouvelle-Zélande. Aux endroits où j’étais, l’accès à internet était impossible. Que s’est-il donc passé depuis dimanche dernier le 10 mars?

Dimanche 10 mars

En camping à Tamahere, entre Hamilton et Cambridge, dimanche matin j’avais prévu de faire du vélo soit en direction de Hamilton ou de Cambridge. En vérifiant la distance à parcourir à partir du camping pour me rendre à Cambridge, 17 km, j’ai opté pour cette direction puisque à Hamilton, j’y repasserais de toute façon. Parti vers 10h00, la route étant toujours en montée et avec un vent de face, il m’a fallu environ 1h30 pour m’y rendre. Ce matin là, comme c’était dimanche, un marché public se tenait dans les rues principales de Cambridge. J’aurais pu y vendre tout mon sous-sol sans problème. J’aurais pu aussi m’acheter une casquette faite avec des canettes déroulées de Coca-Cola ou de bière de Nouvelle-Zélande dont les bords des pièces de métal une fois troués sont assemblées avec de la laine, mérinos ou pas, je ne sais pas. De toute beauté. J’ai eu envie d’en acheter 12 pour vous les donner mais comme je n’avais pas les tours de tête, je suis passé tout droit.

J’ai ensuite fait un tour de ville à vélo. Pris un sentier qui descendait à la rivière qui longe la ville et rencontré des maoris qui travaillais dans le parc. Un peu de jasette avec eux. Puis, je suis retourné au centre-ville. J’y ai fait une petite épicerie pour mon dîner du soir au camping. Sur le retour, juste avant de quitter Cambridge, je me suis arrêté dans un parc où il y avait une partie de criquet. J’y ai vu un arbre impressionnant en hauteur et dont le tronc faisait plus que la longueur de mon vélo en diamètre. Pour faire un auto-portrait avec cet arbre, j’ai demandé à un couple qui prenait le lunch à une table tout près de l’arbre, si je pouvais utiliser le coin de leur table pour y déposer ma caméra et me photographier avec l’arbre. Il n’y avait aucun problème. Une fois la photo prise, ils m’ont invité à prendre un café avec eux.

Norma et Steve sont tous les deux retraités. Norma a perdu son mari depuis plusieurs années, et vit maintenant avec Steve. Elle a 5 enfants. À 69 ans, elle est grand-mère et arrière grand-mère plusieurs fois. Steve a aussi des enfants mais ça m’a semblé nébuleux de son côté. J’ai été environ ½ heure avec eux avant de reprendre le vélo en direction du camping. Le retour fut plus rapide. La piscine chauffée rafraîchissante. Le souper succulent.

Lundi 11 mars

Je suis à environ 130 kilomètres de Auckland. Mais, mon intention ce matin n’est pas de m’y rendre. D’abord, me rendre à Hamilton pour y visiter Hamilton Garden. Après mon départ du camping de Tamahere, 13 kilomètres plus tard, j’y étais rendu. Je me suis promené dans les jardins sans trop être impressionné. Puis, après un lunch au café du jardin, j’ai décidé de poursuivre ma route. Mais, en voulant retourner au stationnement, je me suis perdu dans les méandres de différents types de jardin du parc : italien, renaissance, maori, japonais, anglais, américain…Étant trop préoccupé à retrouver le stationnement, je n’ai pu apprécier à leur juste valeur la beauté de ces jardins. J’ai même passé par une réplique de la cour des lions de l’Alhambra de Grenade. À mon avis, pour qui a vu la cour des lions de l’Alhambra de Grenade, difficile de se pâmer devant une réplique même si celle-ci était tout de même belle. Ça m’a pris presque une heure avant de trouver la sortie vers le stationnement.

Quand on regarde une carte de la région de Auckland, avant d’arriver à cette grande ville, il y a plusieurs chemins qui donnent accès à plusieurs méandres de la grande nappe d’eau Manakau Harbour. J’ai donc demandé à Juliette GPS Digital de me conduire dans la région de Clarks Beach à 120 kilomètres plus loin de Hamilton. L’enfer! Les autoroutes donnant accès à l’agglomération d’Auckland sont très complexes. J’ai manqué plusieurs sorties de route que Juliette GPS m’indiquait de prendre parce que je pensais que la sortie proposée était plus loin. 10 km plus loin, parce qu’impossible d’arrêter avant, re-programmation de Juliette GPS. On revient sur nos pas. Une autre sortie d’autoroute ratée. Hors route comme le dit si bien Juliette. On reprogramme Juliette quelques kilomètres plus loin et on repars. Mais Juliette a calculé une autre voie à prendre. Finalement, je me suis retrouvé à 2 rues de la tour de Auckland en plein centre-ville. Juliette, je vais me choquer, Auckland c’est pas pour tout de suite. OK. Sort moi d’ici au plus vite. Elle m’obéit au doigt même si je me trompe quelquefois avec ses instructions. Il faisait chaud, la fin de l’après-midi approchait. À 16:00 j’étais toujours sur la route, près de Drury à 40 kilomètres de Auckland. Fatigué, Je suis arrivé dans un petit camping. Je m’y suis installé. Il y avait moi avec ma petite tente, un couple d’anglais avec leur petite caravane et une petite famille dans la piscine avec d’autres personnes. Sauf le couple d’anglais et moi, tous ces gens n’étaient venus que pour se baigner et ne restaient pas à coucher au camping. La piscine, bien que pas chauffée, m’a fait un bien immense.

Mardi 12 mars

Comme il n’y avait pas grand chose à faire dans ce coin-ci de Drury, je suis parti assez tôt du camping pour me rendre en direction de Clarcks Beach à environ 30 kilomètres plus loin. Une fois rendu là, rien ne m’attirait dans ce que j’y voyais. J’ai donc pris la direction de Waiuku, pour un autre 30 kilomètres de route. À L’information touristique de cet endroit, pour du camping, on m’a conseillé de me rendre à Big Bay ou Orua Bay pas très loin, au bout de la péninsule de Waipipi. Le pas très loin voulait dire 40 km à faire dans des petites routes sinueuses et pleines de vallons mais avec des paysages très beau à voir le long de la route. Il était déjà 15:00. Big Bay ne me plaisait pas. Rendu en fin d’après-midi, par une belle journée ensoleillée, avec toute cette route dans le corps, Orua Bay, 10 kilomètres plus loin, m’a semblé mieux même si je n’étais que le seul campeur du coin. Après avoir monté la tente et m’être rendu à la plage, tout de suite, je me suis dis, ici, j’y reste pour quelques jours. Malheureusement, dans ce coin de péninsule, rien pour manger, pas d’épicerie ni de restaurant. J’ai donc dû me retaper les 40 kilomètres de collines et de serpentins pour me rendre à Waiuku, me faire des provisions pour 3 jours, prendre de l’essence et aller dîner avant de retourner au camping encore 40 kilomètres plus loin. Finalement, après 200 kilomètres de route, aujourd’hui aura été encore une autre journée de voiture par un temps de canicule qui ne semble pas vouloir s’atténuer. Revenu au camping passé 19:30, je ne sais pas où j’ai trouvé l’énergie pour aller marcher quelques kilomètres sur la plage et regarder le coucher de soleil sur la mer mais c’était tellement beau à voir et paisible que ça m’a convaincu que j’y serais bien pour les prochains jours.

Jeudi 14 mars

Depuis hier, je me prélasse au petit camping isolé de Orua Bay. Même si la baignade à la plage tout près du camping n’est pas de mise, la beauté du paysage donne le goût de s’y étendre et de relaxer. Chaque matin cependant, j’explore la région aux alentours en voiture. Plein de petits chemins qui mènent à une plage isolée ou à des paysages magnifiques. Hier, je me suis rendu à la plage au bout de Wattle Bay Road et au petit phare de Manakau Heads. J’ai ensuite relaxé tout l’après-midi sur la plage. Puis après le dîner, je suis retourné à la plage pour photographier le coucher de soleil, qui a été magnifique d’ailleurs, avec les falaises qui deviennent dorées au soleil couchant et auxquels des grands arbres, aux racines noires, s’accrochent tant bien que mal. Le contraste de ces racines sur ces falaises dorées est tout simplement saisissant à voir.

Aujourd’hui, en matinée, je me suis rendu à Big Bay, Grahams Beach, Awhitu Regional Park et à sa plage Brook Beach. Encore des endroits superbes pour la photographie. L’après-midi, je l’ai passé en partie à remettre mon vélo dans sa boîte et vers 16:00, à faire une dernière marche sur la plage. La soirée, passée en compagnie d’un vin mousseux pris tranquillement en préparant mes prochaines photos à mettre sur mon blogue.

Vendredi 15 mars

Depuis mardi, de la plage de Orua Bay près du camping, au loin, juste de l’autre côté de la baie, on peut facilement distinguer la tour de Auckland autant de jour que de nuit avec ses lumières qui la met en valeur. Aussi, depuis mardi, au dessus de ma tête, un couloir aérien où, à presque toutes les heures, un avion à basse altitude, en provenance ou en direction de l’aéroport d’Auckland, me signale à chaque fois que bientôt je serai dans l’une de ces avions. Ce matin, je me dirige donc vers Auckland pour y passer mes dernières heures en Nouvelle-Zélande.

Aujourd’hui, je suis arrivé à Auckland vers 12:00. Avant d’avoir ma chambre à 2:00 cet après-midi, par un soleil rayonnant, encore, je me suis promené dans les rues de Auckland. Des rues qui me sont très familières à cause de mon séjour ici en janvier dernier. Ici, une drôle de sensation. Ha! que le monde est belle. Néo-zélandaise, japonaise, chinoises, maories, asiatiques des philippines. Avoir 20 ans, avec le vécu que j’ai, je pense que mon cerceau éclaterait. Mais, à l’âge que j’ai, par chance, je peux contrôler cette irruption d’hormones. Bon OK, je m’arrête ici mais permettez moi de continuer de regarder autour de moi où je mets chaque pas que je fais.

Présentement, je suis au même hôtel qu’à mon arrivée le 16 janvier dernier mais seulement pour une nuit car, le YHA juste à côté était complet pour aujourd’hui. Cependant, j’ai pu y réserver un lit pour samedi et dimanche. Demain, je me déplace au YHA de l’autre côté de la rue pour 6 fois moins cher la nuit.

Les préparatifs pour le retour sont débutés. Depuis hier, mon vélo, avec lequel j’aurai parcouru en Nouvelle-Zélande 353 kilomètres de pistes cyclables et de routes, est bien emballé dans sa boîte. Ma chambre d’hôtel ressemble à une irruption volcanique comme à mon passage à New-Plymouth avec mes 5 chambreurs. J’ai ramassé tout ce qu’il y avait dans la voiture, monté le tout dans ma chambre, vidé ma valise et étalé le tout par terre dans le but de remettre tout ça dans une valise fin prête pour l’avion. Ouf! Un vrai casse-tête. J’ai l’impression qu’il va y avoir beaucoup de morceaux que je vais devoir lancer en bas de mon balcon de chambre du 12ième étage de l’hôtel.

Mais demain, samedi, la valise devrait être fermée jusqu’à mon retour à Québec. Pour les 2 derniers jours, un seul petit sac à dos à traîner.

Aussi demain, une fois installé au YHA, une journée de flânerie dans la belle ville de Auckland. Puis, dimanche le 17 au matin, je monte à l’aéroport pour y entreposer mon vélo et ma valise que je vais devoir récupérer avant mon départ lundi en soirée. Un peu de flânerie ensuite à Auckland en ce dimanche de fête ici, le 17 mars pour le Saint-Patrick’s Day. Des évènements mémorables à ne pas manquer sûrement. Je vais prendre ça comme si on fêtait mon départ de la Nouvelle-Zélande avec en prime un doigt d’honneur dans ma direction à la fin de la journée. Lundi le 18, ça va être la remise de la voiture pour 10:00 AM et ma séparation avec Juliette GPS Digitale. La pauvre Juliette. Elle trouve ça dure. À chaque fois que j’effleurais avec mon doigt l’un des ses grains de beauté carrés aux coins arrondis sur sa peau d’écran LCD, je sentais sa chaire de poule répondre à mes caresses. Bon OK, je m’arrête encore ici. Ma relation avec Juliette n’était pas si intense que ça. Au fond, Juliette avait certains défauts comme, me faire passer par des chemins impossibles ou ne pas être capable de dire en français ses chiffres entre 10 et 20. À chaque fois, pour une distance à parcourir de 14,8 ou 17,8 kilomètres par exemple, elle me disait toujours: Roulez 9 kilomètres 900.

Après le retour de l’auto et de Juliette en avant-midi lundi, j’ai tout l’après-midi pour flâner encore dans Auckland, mon avion pour Los Angeles n’étant cédulée que pour 10:00 PM. Pour me rendre à l’aéroport international d’Auckland, j’ai trouvé aujourd’hui, un autobus qui s’y rend directement près de l’hôtel ici pour seulement 16 $NZ.

Mon journal ne se termine pas ici. Une dernière page suivra peut-être pour clore le tout et d’autres photos suivront sûrement et ce, même après mon retour au Québec si je n’ai pas complété le tout.

© Klode P. (www.klodep.ca)

Photos du jour
photo no 1Du Mardi le 12 mars au jeudi le 14 mars 2013
Région d’Orua Bay
photo no 1Du Mardi le 12 mars au jeudi le 14 mars 2013
Coucher de soleil sur la plage d’Orua Bay

9 réflexions sur « Ha! que le monde d’Auckland est belle »

  1. Salut Claude,

    J’ai adoré te lire, mais bien hâte de te revoir!

    Bon retour.

    Carole

    P.S. J’ai signé pour un départ à la retraite le 28 juin prochain…

    • Bien hâte aussi de te revoir. Bravo pour la retraite. Ça va venir vite.
      On s’en reparle.
      Claude
      P.S. Présentement à Los Angeles en attente de mon vol pour Montréal. Départ dans environ 5 heures

  2. Bon retour Claude,

    Merci pour ce merveilleux voyage, tes anecdotes toujours très colorées vont me manquer vraiment, mais enfin….c’est finiiiiiii.

    À bientôt

  3. Salut Claude,

    Bonne fin de voyage, merci pour les beaux textes et les belles photos, ce fut un vrai plaisir de suivre ton périple.

    Au plaisir de te revoir.

    Francine et Claude

    • Allô Francine et Claude…non Richard je pense?
      À moins que Richard ait changé de nom dernièrement?
      Ou tu me confonds avec Richard? Est-ce volontaire? Richard ne sera pas content.

      Amitié.
      P.S. Ce fut un plaisir pour moi aussi.
      Richard…He!… Claude…Non, Richard, Claude…

  4. Bonsoir Claude,
    Quel plaisir de te lire, tes récits de voyage pittoresques nous manqueront, mais toute bonne chose a une fin, alors merci d’avoir partagé ces moments avec nous. Bon retour au Québec, ce sera déjà le printemps.
    Amitié
    Marlène et Jacques.

    • Pittoresques :
      1. Qui est digne d’être peint, de fournir un sujet à un peintre, à un graveur; qui plaît, qui charme ou qui frappe par sa beauté, sa couleur, son originalité.
      2. Qui a un aspect original, un caractère coloré, exotique bien marqué.
      3. Qui étonne, surprend par son caractère insolite et étrange; qui ne manque pas de saveur ni de piquant.
      4. Qui dépeint particulièrement bien; qui a de la couleur, du relief, du mouvement, une originalité qui captive l’attention.

      J’aime bien le mot
      Merci.

      • Hein! Quoi! mais qu’est-ce que Claude raconte…heu… retour à mon message. Merde!!!!… je m’excuse à toi et à mon époux, je ne sais pas où j’avais la tête. Probablement en Nouvelle-Zélande avec les belles photos que je venais de regarder.

        Amicalement!

        Francine et Richard

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