Date de mise à jour : 22 mars 2013
Vendredi, le 25 janvier 2013 : 19:43
Le vent n’a pas cessé de la nuit. Un vent à écorner un bœuf; bon test pour ma tente. Quand je me suis réveillé ce matin, j’étais toujours à la même place et le gros conifère sous lequel j’étais, était toujours debout.
En sortant de la tente, en voyant le ciel couvert et en ressentant le froid, je me suis dit : journée pourrie aujourd’hui. C’est vrai que je suis campé à Tatapouri. Avec ce vent frais et ces nuages bas et noir, ma journée de vélo et de relaxation à la plage est foutue.
Petit déjeuner (breakfast) dans la voiture (jus d’orange et fruits – les kiwis sont très bons). Ensuite une bonne douche (eau chaude à volonté). De retour à la tente, je suis au chaud à l’intérieur, c’est l’indécision : partir ou rester. Je regarde la météo sur le WEB, pas rassurant pour la journée. Le vent est moins intense, mais c’est toujours nuageux. Je n’ai pas le goût de faire de la route. J’accède à mon blogue pour voir les commentaires . Un commentaire d’Alain me suggère un endroit, le National Eastwoodhill Arboretum mais en y regardant bien, c’est à plus de 45 km d’ici et j’ai pas le goût de conduire et de me faire prendre par la pluie en forêt. Ma décision de rester est prise et il me vient l’idée d’aller voir le site où James Cook est débarqué en Nouvelle-Zékande en 1769. C’est dans Poverty Bay où se trouve Gisborne même, à 13 km d’ici. Je vais composer avec la température comme on a toujours fait lors de nos voyages en famille.
Gisborne est une agglomération assez importante par rapport aux autres petits villages dans la région. C’est très industriel et commercial. Dès l’entrée dans le village on passe devant le poste de police. J’ai le réflexe de regarder mes essuie-glaces. En passant sur la grande artère principale, je vois écris en gros sur la façade d’un magasin Camping Store. Enfin je vais pouvoir me procurer des chaudrons pour me faire à manger en camping. Je vois un petit kit en entrant dans le magasin, plein de petits contenants à cuisson. Le commis me montre tous les morceaux. Impressionnant tout ça dans une si petite boîte. Je demande le prix. Trop chère pour mon besoin. Le commis m’indique un des magasins que j’avais déjà noté à Auckland: Wharehouse. Il m’indique l’endroit et j’y vais. Un gros Réno-Dépôt. Je pourrais me construire une maison en Nouvelle-Zélande. Mais en 2 mois j’ai pas le temps. Un commis me montre la seule chose qu’ils ont : un gros bol en stainless avec des gros trous dessous. Bon, j’ai perdu mon temps.
De retour dans la voiture, je cherche les indications pour me rendre au site où Cook est débarqué. Aucune indication. Je commence à avoir faim. Je m’arrête à un resto pour le lunch même si j’aimerais déjeuner. On sert encore des déjeuners même s’il est passé 11:00. Quand j’ai reçu mon assiette, 2 œufs, café et rôties, j’avais une sauce brune étalée dans l’assiette. J’aime pas les fèves. J’y goûte tout de même, heureusement c’était autre chose et c’était bon. Avant de partir du resto, je vois le cuisinier sortir de sa cuisine. Un barbu, teint, il devrai savoir où se trouve le site que je cherche. Je le lui demande et après 45 secondes d’informations qu’il me donne, je lui dis : Sorry, It’s a lot of information for me. Il me fait signe de venir dehors avec lui. On va sur le coin de la rue et il me pointe avec sa spatule à œuf dans les mains, l’endroit où je dois passer pour m’y rendre. J’y étais en moins de 5 minutes.
L’endroit s’appelle Kaiti Hill. À partir du port où je suis stationné, j’ai environ 3 km à parcourir à pied pour me rendre sur le site. Le site se trouve sur un promontoire où on y voit toute la ville de Gisborne et la baie où Cook a mis pied à terre le 9 octobre 1769. On y trouve aussi un monument en l’honneur des militaires néo-zélandais morts lors de la première guerre mondiale ainsi que des plaques indiquant les visites royales britanniques. Notre Maman Royale Élisabeth II y serait venue à 2 reprises. Sur le retour, je suis descendu par un autre chemin pour finalement aboutir au monument indiquant où Cook serait arrivé. De cette place, on n’y voit pas l’océan et on n’y a pas accès. Tout autour, d’énormes billots de bois empilés, plus de 16 po de diamètre. Soit je suis devant une papeterie ou des quais pour chargement des billots sur des bateaux à destination de je ne sais où. Je comprends maintenant pourquoi on voit tant de camions passer avec ce même genre de billots comme chargement.
Il est 2:00 passé, durant la visite du site, je me suis fait prendre un peu par la pluie. Le vent est moins intense et les nuages moins menaçants. Je retourne au camping. Le temps semble vouloir s’améliorer. Il ne devrait pas pleuvoir. Je sors mon vélo et décide de retourner vers Gisborne en m’arrêtant à certaines plages. Dès la première plage je m’arrête, je chausse mes sandales et fait un bout de plage à pied avec le vélo. Sur les 10 km de route en direction de Gisborne, j’ai dû en marcher la moitié sur les plages de Makorori, Okitu et Whainui. Il ne faisait cependant pas assez chaud pour s’allonger et se baigner. Après 10 km, je suis revenu directement par la route, avec ses 2 grandes côtes à monter et à descendre. Mais c’était moins pire qu’au Vietnam.
Finalement, la journée n’a pas été aussi pourrie que je l’ai pensé à mon levé. Demain, je vise Napier comme destination dans hawke Bay.
© Klode P.
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James Cook et Vélo |
saliut claude,
je te suis depuis quelques jours, très intéressant, profite bien de ton voyage car
pour nous au québec il fait très froid.
Merci Raymond