Date de mise à jour : 22 mars 2013
Lundi le 28 janvier 2013 : 19:40 (1 271 km depuis Auckland)
Aujourd’hui, j’ai quitté Napier vers 11:30. Je me suis levé en sursaut. Un peu avant 8:00. Mon stationnement à 1.00 $NZ payé à mon arrivée samedi soir expirait ce matin à 9:00 pile. Le temps de ramasser mes affaires, quitter ma chambre, ranger le tout dans la voiture, il était 8:58 et une préposée aux stationnements passait à côté de ma voiture. J’ai remis des sous pour rester là jusqu’à 11:30. Ç’a coûté plus chère. Je ne savais pas, c’était gratuit toute la fin de semaine jusqu’à 9:00 ce matin.
Avant de partir de Napier, je voulais trouver le DOC (Departement of Conservation) de Napier, faire un petit tour du centre ville, aller voir le point de vue sur Bluff Hill, une petite colline à un bout de la ville. Puis après je m’enlignais pour Cape kidnappers à l’extrémité sud-ouest de la baie Hawke’s Bay
Hé bien! Ce fut encore, toute une aventure aujourd’hui.
L’information touristique locale de Napier m’a indiqué où se trouvait le DOC. Fallait y penser. Même rue à 150 mètres plus loin. J’avais raison, il faut réserver. J’aurais pu réserver mais à la vitesse où j’avance, et c’est correct comme çà, je ne pouvais donner des dates. Mais selon elle, je ne devrais pas avoir de problème une fois rendue là-bas. Je suis sortie de là avec les trois pamphlets des trois sentiers qui m’intéressent soient : la Milford Track, la Kepler Track et la Routeburn Track.
Actuellement, en écrivant cette page de ce journal, j’entends une vielle tune de Geoges Harisson: My Sweet Lord. Son premier disque après les Beatles. Je suis assis dans un bar de Waipukurau, à 40 km seulement de Napier, avec une bonne bière black après avoir dévoré un bon hamburger. Je suis en camping.
Si je reviens à Napier. Le centre ville de Napier a été détruit par un tremblement de terre suivi d’un incendie en 1931. Suite à cela, ils ont reconstruit dans le style Art Déco. La ville est bien reconnue pour ça. J’ai donc arpenté les rues pour voir ces bâtiments et ça donne un beau cachet au centre ville. Après, avec la voiture, je me suis rendu sur Bluff Hill pour avoir un point de vue de la région. J’ai rencontré un fille qui faisait de la macro photo. On a jasé un peu. La conversation en anglais s’améliore mais j’ai encore beaucoup de marches à monter.
Après Bluff Hill, direction Cape kidnappers. C’est pas loin d’ici, dans la même région que mon escapade à vélo d’hier. La musique est bonne. Excusez-moi. Juste avant le cap, une barrière empêche de passer. Oups! On me dit que le bar ferme. Je ramasse mes affaires…Je suis revenu au camping. En pyjama, sandales, debout devant la laveuse, l’ordinateur est sur le couvercle de la laveuse. Je fais mon lavage. Ça ne coûte rien pour laver et la sécheuse, ce sont des cordes à linge dehors. Ils fournissent les épingles à linge. Ça va sécher durant le nuit. Le beau temps et la chaleur sont revenus aujourd’hui. Bon, rendu à la barrière, je me rend à l’office et on me dit de mettre 1 $NZ dans la fente à côté de la barrière et elle va s’ouvrir. Je m’informe pour me rendre au cap. C’est bien ici et la dame me dit que c’est 5 heures de marche aller-retour. Ils est 12:30. J’hésite mais en fin de compte je décide d’y aller tout de même quitte à rebrousser chemin si c’est vraiment 5 heures de marche. Le coin semble magnifique. Je m’informe pour la marée. On me dit qu’il n’y a pas de problème.
En sortant je mets le 1$ dans la fente. La barrière ouvre. Mais le temps d’embarquer dans la voiture et de démarrer, elle se referme. Bon. On recommence. Non, la dame à l’intérieur m’a vu et m’ouvre gentiment la barrière. Je me rends plus loin au stationnement. Une fois tout l’équipement sur le dos, je pars. Mais j’ai un doute. Est-ce vraiment par la plage ou par le haut des falaises le sentier? Il n’y a aucune indication. Je reviens sur mes pas et vois un petit chalet près du stationnement avec des gens à l’intérieur. Je me renseigne. C’est bien par la plage. Le monsieur me dit que c’est 4 heures de marche. Bravo! Je viens de gagner une heure. Je m’informe pour la marée. Pas de problème pour s’y rendre et revenir. Là c’est vrai, je pars. Il est 13:00.
Cape kidnappers doit son nom au capitaine Cook qui, en octobre 1769, faillit perdre son interprète tahitien lors d’une tentative d’enlèvement par les Maoris. Les Maoris croient aussi que le Cap est l’hameçon magique qui aurait permit à Maui de pêcher l’île du Nord comme un poisson. Le Cap sert aussi de lieu de nidification à une colonie de 20 000 fous austraux. Actuellement, je suis dans une bonne période d’observation de la colonie.
Deux heures de marche sur une plage de sable durci représentent environ 6 à 7 km. Mais, avec le petit vent frais qui nous donne un peu la chaire de poule en glissant sur notre peau et qui empêche de sentir la chaleur des rayons du soleil. L’air salin qui dépose sur nos lèvres une fine pellicule de sel. La senteur des algues. Le son rugissant des vagues au loin qui viennent s’écraser sur la plage en laissant un chapelet de clapotis en se retirant. Quoi demander de mieux en ce 28 janvier?
Je me suis rendu jusqu’au site dans les 2 heures requises. Sur le trajet, tous les gens que je croisais, presque sans exception , me saluaient. Certains étaient en 4×4 ou dans des chariots tirés par des tracteurs. D’autres marchaient comme moi. Mais tous revenaient du site. J’ai pris plusieurs photos en chemin et sur le site même. Idyllique. Je commençais à avoir faim et je me suis mis à l’écart du site sur le chemin du retour pour ne pas me faire assaillir par les Fous astraux avec mon lunch. En mangeant, je remarque que les traces laissées par les 4×4 sont pleins d’eau. La marée monte.
La plage pour se rendre au site est ainsi faite : une bande d’environ 30 mètres entre la mer et les énormes falaises. Une moitié de la bande est en sable durci et l’autre, au pied des falaises, surélevés d’environ 30cm par rapport à la plage, en gros cailloux. Tout le long, quelques baies se succèdent formant de belles lagunes. Je suis à 6 ou 7 km de mon point de départ et déjà je peux constater que la plage a rétréci devant moi.
Vite, il faut partir pour ne pas rester coincé ici. J’ai marché rapidement quelques kilomètres sans trop m’inquiéter. Mais quand je regardais au loin les falaises, fermant les lagunes, qui avançaient dans l’eau, je n’étais pas certain que ça passait. Mais j’étais trop loin pour que mon œil puisse vraiment apprécier la largeur de la plage à cet endroit. Plus j’avançais, plus les vagues commençaient à venir me lécher les pieds à certains endroits. Je ne voulais pas marcher sur les roches car ça ralentirait trop ma marche. Avant d’entreprendre un bout, je fixais un point à atteindre et je repérais les monticules attenants à la falaise où je pourrais monter en cas de repli d’urgence pour y faire le hibou une bonne partie de la nuit. Lors de la dernière pointe de falaises qui avançait dans la mer, j’ai dû attendre que l’eau de la vague se retire pour passer de l’autre côté. Après cette pointe, je voyais à environ 1,5 km plus loin ce qui me semblait être mon point de départ. Au début, il ne restait qu’environ 1 mètre de sable entre les roches et les vagues pour marcher. Puis, vers le milieu, la plage s’est élargie. En arrivant à la pointe, j’ai constaté que j’étais bien revenu à mon point de départ. Il était 17:30. J’ai compris pourquoi tout le monde revenait du site et que j’étais le seul à m’y rendre. Mais, je ne comprends pas pourquoi personne ne m’a pas avisé.
J’ai repris ensuite la route pour me rapprocher un peu de Wellington, jusqu’à Waipukurau. Je me suis arrêté ici en voyant le camping sur le bord de la route. Après avoir monté ma tente, la seule sur le terrain avec 2 grosses roulottes, je me suis rendu au centre ville pour trouver un restaurant pour dîner. Une ville fantôme. Personne dans les rues. Tout est fermé. Il est juste 19:30. Je n’entends que mes pas sur le pavé. Je vois une fille de l’autre côté de la rue. D’où vient-elle? Un fantôme? Je lui envoie la main pour voir. Elle me répond. Ça ne me dit toujours pas si c’est un fantôme ou pas. Puis au bout de la rue, sur le coin, un bar. J’entre. Quatre personnes en train de manger.
Je vais pouvoir dîner. On y fait des bons hamburgers et ils ont de la bière. Aujourd’hui je vais la déguster.
© Klode P.
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Cape Kidnappers |
Mon Dieu…….que j’aurais eu peur de ne pas pouvoir passer avant la finale de la montée de la marée. Toute une journée encore surtout prends soins de toi, quand on commence à voir des fantômes….Houou!!!!!!!!
J’ai bien hâte de voir les photos de cette journée papa!! Une chance que tu as eu le réflexe de partir vite! Les marées surviennent parfois très vite sans que les gens s’en rendent compte. Contente que la température s’améliore pour toi et j’espère que ça va continuer comme ça!
Nous à London ça ne s’améliore pas… il est tombé un filait de neige cette semaine et maintenant c’est la pluie verglaçante qui recouvre le tout. Je ne vois presque rien dehors tellement il pleut et il y a un brouillard… définitivement un drôle d’hiver!!! Ça parrait drôle mais je m’ennuie de l’hivers du Québec… au moins on peut faire des sports d’hiver et apprécier cette saison… ici c’est comme la fin novembre et permanence.. gris, pluie mais avec des grands froids!
Tu as vraiment une belle plume papa tu sais… maman m’avais déjà dit que tu avais une poésie dans tes écrits et elle avait bien raison! Tu as une plume poétique mélangée avec une plume humoristique, car à chaque fois que je te lis tu me fais rire! J’adore ça!
Prends soin de toi!
Je t’aime!
xxx
Je t’embrasse.
XXX
Ça faisait longtemps que j’étais venue sur ton blog. J’ai repris mon retard et j’ai lu tes derniers articles. Que de belles aventures! Tu me semble comme un poisson dans l’eau en Nouvelle-Zélande! C’est vraiment le fun de te suivre sur ce blog. Tu m’as faite sourire à plusieurs reprises! Continu de t’amuser là-bas et de nous le partager! Je sens que les prochaines photos vont être superbe. Autant que les dernières!
Ici, ça va bien. Annabelle se tourne maintenant toute seule sur le ventre! Elle se tient la tête bien droite et gigote ses fesses et ses pieds, comme si elle voulait ramper sur le plancher. Petit problème, elle n’est pas encore capable de se retourner sur le dos! Ça va venir! Pour le moment, après quelques minutes sur le ventre, elle crit pour que maman vienne la remettre sur le dos! Puis 3 minutes plus tard elle se retrouve encore sur le ventre! À gigoter comme ça, elle ne reste plus vraiment sur son tapis. Elle attrape maintenant ses orteilles avec ses mains et on dirait qu’elle les comptes! Puis dans sa chaise qui berce, elle a découvert quand tirant le poisson sur le coté, qu’il y a de musique qui joue et qu’il y a des lumières au dessus d’elle qui suit la musique. Elle les regarde en faisant des ooh et ne cesse de tirer le poisson. D’ailleurs, la chaise commence à manquer de batteries! Demain j’ai son deuxième rendez-vous chez le médecin pour ses vaccins. Je t’en donnerai des nouvelles.
Alors, continu de t’amuser et découvrir la Nouvelle-Zélande! On pense à toi! Et bonne nuit, à bientôt, fait de beaux rêves, je t’aime gros!!! (Tu dois dormir en ce moment puisqu’il est 11h00 du matin ici! )
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Continue à me lire et embrasse bien fort Annabelle pour moi
Je t’aime
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