De la dorure partout

Date de mise à jour : 23 mars 2013

Mardi, le 05 février 2013 : 22:00

Que de tristesse là-haut. Les nuages ont pleurés sur ma tente toute la nuit. Au petit matin, ils en remettaient encore. La journée s’annonçait plutôt mal avec tous ces nuages gris au dessus de ma tête.

À mon arrivée dans la cuisine commune du camping pour y déjeuner, le couple d’anglais était déjà en action. On a déjeuné ensemble. Ils sont vraiment sympathiques. Eux, ils font la Nouvelle-Zélande dans le sens contraire à moi. Ils comptent passer quelques jours dans la région avant de repartir. Leur prochaine étape, c’est la traversée vers l’île du Nord.

De mon côté, je suis déçu de la température. Je voulais me diriger aujourd’hui vers Abel Tasman National Park à environ 30 km d’ici. Un coin à ne pas manquer selon les dires de plusieurs personnes ici. Avec mes savants calculs de l’autre jour, en principe, aujourd’hui ou demain, je dois changer de place. Je ne suis pas très intéressé à faire de la route sous la pluie. Christ, l’anglais, me dit qu’on annonce un dégagement pour cet après-midi. Ok, à quelle heure? Ça, personne ne peut le dire.

Par contre, aujourd’hui, j’ai un compte à régler avec quelqu’un. Mettons donc la priorité la-dessus et après, We will see.

Mon fournisseur internet Télécom (le Vidéotron de la Nouvelle-Zélande) m’a transmis une facture l’autre jours. Je dois la payer pour mon utilisation d’internet avec ma clé Wi-Fi. Je sais que ça se paie dans un bureau de poste. Mais, je ne sais pas si je dois avoir en main la facture papier qu’on m’a envoyé par Email. Je n’ai pas d’imprimante et au camping, il n’y en a pas. Après une recherche dans 2 villages, j’ai finalement trouvé un bureau de poste à Motueka. Il a fallut que je paie le tout comptant. Mon numéro de compte et le montant à payer suffisait.

Comme le temps n’avait pas l’air à vouloir changer, je me suis installé dans un café Internet avec mon portable, un bon café long black et des sushis. J’ai pu publier ma journée d’hier et transférer un tas de photos sur mon blogue sans utiliser ma clé Wi-Fi. Ici au camping, il n’y a aucun accès à internet possible.

Après plus d’une heure dans ce café, j’ai levé la tête et dehors, le combat entre soleil et nuages tirait à sa fin. Les puissants rayons du soleil avaient réussis à transpercer l’épais couvert de nuages de ce matin, à les découper en plusieurs gros morceaux et à les disperser à tout vent. Bravo! J’ai emballé le tout et pris la direction vers Abel Tasman National Park. J’avais déjà presque le moitié du chemin de fait.

La route vers le parc, se prend juste avant la route menant à la montagne de marbre Takaka Hill. Mais cette route vers le parc, a aussi sa petite montagne de marbre. Une route sinueuse de 7 à 8 kilomètres accrochée au flan de la montagne. À certains endroits, le miroir d’auto côté passager frôlait presque la falaise. Mais, comme on me l’avait dit, le déplacement en valait le coût.

À cet endroit, Kaiteriteri, la baie s’appelle Tasman Bay et cette baie en rejoint une autre un peu plus loin qu’on appelle Golden Bay. Serait-ce la proximité de cette dernière baie qui a jeté un sort aux plages ici? Les plages sont dorées. De la dorure dans le sable. Avec les gros cumulus blancs dans un ciel bleu, la mer d’un bleu-vert, les rochers tirant sur le gris pâle, le sable doré des plages et les rayons du soleil qui viennent plaquer sur tout ça des jeux d’ombre et de lumière, c’est tout simplement paradisiaque. On a tout simplement le goût de rester là, à regarder et à ne rien faire.

Mais tout de même, après avoir parcouru un petit sentier, marché sur la plage et fait le tour du beau petit village de Kaiteriteri, j’ai continué vers Marahau un peu plus loin. On est à marrée basse. À Marahau, sur plusieurs centaines de mètres, le soleil fait miroiter le sable doré encore trempé de l’eau qui vient de se retirer. Des petits voiliers et petits bateaux à moteur sont maintenant à sec et légèrement inclinés sur le côté dans cet étendu de sable doré. Plus loin, un petite dune de sable, doré aussi, sort de la mer. J’arrête, je n’ai plus de mots pour vous dire comme je trouve cela beau.

L’après-midi tire à sa fin, je veux absolument aller me baigner à la plage de Kaiteriteri où je me trouvais tantôt. J’y retourne. On est le 5 février, je devrais être au froid avec de la neige autour de moi. Je suis quelque part entre l’océan Pacifique et la mer de Tasman, avec de l’eau jusqu’aux épaules sans grelotter. Pour un court instant, la confusion s’installe dans ma tête et dans mon corps : 5 août ou 5 février?

Après une heure de baignade et de plage, je commence à avoir faim. Il est passé 5:00. Je me rends au restaurant de la place. À cet heure, il est trop tôt, on ne peut commander des repas pour le dîner. Mais, il y a des plats pour un entre lunch et dîner comme : des côtes levées dans une sauce caramélisée sucrée légèrement épicée avec frites qu’on dirait faites maison. Tout à fait délicieux et amplement suffisant pour un bon dîner.

Revenu au camping, le coupe d’anglais était occupé. Elle , à lire (je ne me rappelle plus son nom). Lui, à essayer sa nouvelle canne à pêche. J’ai pris le chemin des collines derrières le camping, histoire d’aller y jeter un coup d’œil. Depuis mon arrivée que je pointais le regard vers ces collines de foin jaune. Une promenade d’une heure dans des champs plein de moutons qui m’a permis de prendre contact avec la campagne néo-zélandaise.

J’ai passé la soirée avec Christ. Photographe de métier, je lui ai montré mes photos de la journée et quelques unes déjà sur mon blogue. Étonné de ce qu’il a vu. Il trouve que j’ai un bon sens de la composition. On s’est mis à discuter tous les deux de technique en photographie. À un certain moment, on en était rendu dans de la haute voltige photographique. Ce fut très intéressant et enrichissant pour moi. Pour terminer la soirée, je lui ai expliqué comment fonctionnait les 2 logiciels : Xnview et Hugin, que j’utilise pour manipuler mes photos et réaliser mes panoramas photos. Je lui ai même fait un panorama à 6 photos devant lui. Il ignorait l’existence ces logiciels. Il est parti avec les versions d’installation que j’avais sur mon poste.

Tous les deux, on ne s’était même pas rendu compte que sa femme était allée se coucher.

© Klode P. (www.klodep.ca)

Photos du jour
photo no 1Mardi, le 05 février 2013
De l’or sur les plages

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