J’écoute l’écho de la montagne

Date de mise à jour : 23 mars 2013

Samedi, le 09 février 2013 : 19:38

Ce matin, je me suis levé en entendant un appel venant de loin. C’était les montagnes avec leur écho qui se faisaient entendre et qui me demandaient d’aller les voir. Je les ai écoutées. Au moment où vous lirez ces lignes, je serai sur un sentier dans le parc Arthur’s Pass en direction de Crow Hut, un refuge en montagne où je vais y passer la nuit.

Mais encore aujourd’hui, j’ai feuilleté mon livre de photographies en noir & blanc de Gerar Toye et j’aimerais, avant de vous parler de ma journée, vous faire part d’une photo qui m’a fait sourire. Vous avez sûrement remarqué que je ne photographie pas souvent les gens. Je trouve ça très difficile d’aller chercher des émotions ou des expressions en photographiant les gens. C’est pas ma tasse de thé. Mais, quand je vois des photos où toute l’attention est attirée par les expressions, les émotions ou tout simplement la manière d’être des gens sur ces photos, je m’étonne qu’on puisse aller chercher tout cela dans un photo avec des gens. C’est tout un art. Avec les photos que j’ai de Gerar Toye, je me dis que ce gars peut aller chercher toutes sortes d’émotions avec les gens et pas seulement avec les visages, mais aussi avec toutes les parties du corps des gens D’ailleurs, la page couverture de son livre, ce sont 2 pieds en mouvement. En les regardant, on voit tout de suite que ces pieds appartiennent à un hindou et qu’il est en train de changer de direction dans sa marche.

La photo qui m’a fait sourire; un gros plan du visage d’un petit garçon, teint pâle, blondinet, chevelure abondante et très bouclée, 6-7 ans. Il a le nez déformé à cause de la poussée qu’il exerce sur celui-ci avec son doigt inséré dans une narine. On devine facilement ce qu’il est en train de faire. La pensée avec cette photo. Toute simple. De Jésus de Nazareth : Quand on cherche, on trouve.

Donc, ce matin, je me suis dit que les montagnes c’était maintenant ou jamais.

De Greymouth, on est à 95 kilomètres de parc Arthur’s Pass National Park en allant vers l’intérieur des terres. À partir de cet endroit, jusqu’à l’extrémité sud de l’île du Sud, on est en région de montagnes. Je ne peux pas passer à côté de ça. D’ailleurs, ça faisait partie de mes projets de me retrouver en montagne néo-zélandaise. Donc, maintenant que j’y suis, c’est le temps de s’y mettre.

En écrivant ce soir, je suis souvent dérangé. Mais j’aime ça. Actuellement, je bois du champagne. Offert par 2 taïwanaises rencontrées ici cet après-midi à Arthur’s Pass et qui ont eu une séance de mes photos sur mon blogue. Elles fêtes avec leurs amis, le nouvelle an ou quelque chose du genre.

Je suis parti de Greymouth, sans passer par les 3 carrefours, en direction de Arthur’s Pass. Je suis arrivé tôt cet après-midi. Les montagnes ici, ont entre 1750 mètres et 1950 mètres. Pour vous donner une idée, la plus haute montagne dans les Chic-Chocs en Gaspésie, c’est le mont Jacques-Cartier qui culmine à 1270 mètres. C’est très beau. Mais avant, je vous raconte le pont.

Ici, en Nouvelle-Zélande, on a fait beaucoup d’économie sur les ponts. Je dirais sans hésiter, que 80% des ponts ici ne sont seulement qu’à une voie. Avant de prendre ce genre de pont, on doit respecter une règle de priorité. Devant chaque pont à une voie, un panneau avec 2 flèches, l’une rouge, l’autre blanche, indiquant 2 directions différentes. Quand vous arrivez devant un pont à une voie dans le sens de la flèche rouge, vous devez donner la priorité à la voiture qui s’en vient dans l’autre sens avant de traverser le pont. Jusque là, tout va bien. Cet après-midi, j’ai hésité à prendre un pont d’environ 200 mètres de long. Même s’il n’y avait personne sur ce pont, celui-ci était aussi partagé par les trains, un rail tout le long du pont. Ainsi , en traversant le pont, je circulais aussi sur une voie ferrée. La sensation a été assez étrange.

Je poursuis. Auparavant, à Greymouth, j’avais repéré un backpacker pour ici. Quand on cherche, on trouve. Il a été facile à trouver, il n’y a qu’une seule rue ici. Puis, après m’être installé dans ma chambre à 4, j’ai repéré l’office du DOC pour les sentiers ici. Je voulais faire une boucle avec une nuit dans un gîte. La fille au comptoir m’a proposé la Avalanche Peak – Crow River

.

Je peux laisser ma voiture ici à Arthur’s Pass. Le sentier part à 500 mètres en sortant du village. C’est-à-dire, à 700 mètres du backpacker. J’ai 6 à 7 heures de marche avant d’atteindre le gîte. Arthur,s Pass se trouve à 83 mètres d’altitude. Au plus haut du sentier, je devrais atteindre Avalanche Peak à 1833 mètres et redescendre ensuite vers le gîte situé à 79 mètres. Le lendemain, le retour se fait en 4 heures en suivant le rivière Crow jusqu’à la route menant à Arthur’s Pass. Je devrai revenir sur le pouce à Arthur’s Pass.

En fin d’après-midi, j’ai fait mon sac à dos. Il ne me reste que la nourriture à mettre dedans. J’ai acheté 2 sachets de nourriture déshydratée, du poulet thaï avec riz et légume et de l’agneau rôti avec sauce et légumes. J’amène ma tente au cas.

Je vais essayer de partir tôt demain, avant 10:00, après un bon déjeuner.

© Klode P. (www.klodep.ca)

Photos du jour
photo no 1Samedi, le 09 février 2013
De Greymouth vers Arthur’s Pass

2 réflexions sur « J’écoute l’écho de la montagne »

  1. J’espère que tu as fait une belle randonnée papa!
    Aujourd’hui le 10 février c’est la première journée de nouvel an Chinois!! Alors,tu as bu ta coupe de champagne en l’honneur de cette nouvellle année sous l’oeil du serpent! Alors voici quelques trucs de base pour bien fêter le nouvel an Chinois sans faux pas: 1) Ne pas passer le balai dans ta tente, ça porte malheur, mais l’aspirateur est acceptée! 2) Offrir une orange ou une tangerine si tu es invité à célébrer le nouvel an, c’est un symbole de prospérité et ça souhaite la bonne chanche! 3) S’habiller de rouge pour faire fuir les bêtes mal veillantes. 4) Éviter de porter la couleur noir durant les premières journées du nouvel an. 5) Manger de l’ananas pour amener la prospérité.. alors une tarte à l’ananas serait tout appropriée! Voilà, miantenant tu es bien équipé pour fêter le nouvel an Chinois! Je te laisse avec un proverbe Chinois: « Ne soyez pas une tête de tigre avec une queue de serpent » …. mmm.. ça porte à méditation.

    Prends soin de toi!
    Éli
    xxx

  2. Cher Claude,

    tes »gros nuages noirs assis de tout leur poids sur le dessus des montagnes » sont

    vraiment venus me chercher avec tout le reste de ta belle poésie. Je t »offre

    sérieusement de t’aider à mettre ton voyage à l’intérieur d’un beau livre pour en

    faire profiter d’autres amoureux de ces extraordinaires expériences.

    Nicole xx

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *