Date de mise à jour : 22 mars 2013
Mercredi le 30 janvier 2013 : 19:30
Le mercure est monté à 33oC aujourd’hui. Je reviens de Wellington, ou plutôt, je sors de la piscine après ma journée passée à Wellington. Ici, il y a une belle grande piscine et hier aussi je me suis baigné en arrivant ici.
Comme d’habitude, il n’y a pas beaucoup de monde sur les terrains de camping. Mais, avec la piscine, ça permet de jaser un peu avec le gens qui se baignent. Même si j’ai de la misère à tout comprendre ce qu’ils me disent, je suis étonné d’être capable de leur parler de moi et surtout de mon séjour ici. Les gens se forcent pour dire autrement les choses quand ils voient que je ne comprends pas et, quand je ne comprends vraiment pas, je le dis tout simplement, je ne fais pas semblant de comprendre.
Ma journée a donc commencé par un bouchon et s’est terminée aussi par un bouchon.
Mon objectif en partant d’ici ce matin était de me procurer mon fameux bouchon d’essence. J’avais en main les adresses que Raymond et David m’avaient transmis dans leur commentaire. Tous les deux pointaient au même endroit, à 19 km d’ici selon Google Map. Le chemin n’était pas compliqué. Pas besoin de Juliette GPS Digitale. En passant, ça fait un bout que je l’ai mise au rencard. Depuis Whakatane. Avec une seule route à suivre et des petits villages ayant 2 à 3 rues dont l’une mène à la plage, pas besoin de Juliette pour ça. Donc, avec en mémoire le trajet à faire, je suis parti d’ici.
Je ne sais pas ce qui se passait ce matin, mais on aurait dit que mes réflexes de conduite au Québec étaient revenus. J’avais de la difficulté à me concentrer sur la route. Au petit village (ou ville) de Te Murua, je me suis arrêté pour déjeuner et surtout prendre un bon café en espérant que mes nouveaux réflexes de conduite à gauche allaient revenir. J’avais déjà 5 à 6 km de parcourus. Je reprends l’auto et à la sortie du village, je ne sais trop pourquoi et comment mais je me retrouve en sens inverse dans un carrefour giratoire.
Ho! Que j’aurais dû rester couché ce matin. Dans le temps de le dire, avec les voitures qui se sont tous arrêtées, j’ai réussi à enfiler la voiture dans une sortie et surtout, dans la bonne voie. En France, j’aurais entendus des klaxons de toute part et des voix s’élever : Mais qu’est-ce qu’il fout là ce con? Il est ivre où quoi? Quand on sait pas conduire on fait à pied, putain. Ici, pas de klaxon, silence total, mais des points d’interrogations dans la face, j’en ai vus tellement que j’ai pas eu le temps de compter. En plus, pendant ce court instant, j’ai eu le temps de remarquer : pas un seul doigt d’honneur. Dans cette aventure, ça prouve au moins ce que je pensais, les doigts d’honneur c’est pour dire : On t’aime fort.
Je respire par le nez, j’essaie de me ressaisir, il ne me reste que quelques kilomètres. Ça ne fait pas 5 minutes depuis cet incident, en regardant dans le rétroviseur, un voiture de police me suit. Ha! Non, putain! J’essaie d’être très en douceur avec la voiture. Le chemin est droit. Pas de manœuvre compliquée à faire.Quelques kilomètres plus loin, rendu à mon avis pas très loin de l’endroit où je dois me rendre, je m’enfile dans un stationnement sur le bord de la route, sans oublier de mettre mon clignotant bien sûr. Pas question de chercher avec une voiture de police en arrière. Soulagement, la voiture de police suit son chemin. J’aurais dû lui faire un doigt d’honneur.
J’étais à environ 300 mètres de mon objectif. Une cour de récupération de pièces de voitures justes bonnes pour la ferraille. J’entre dans le hangar plein de moteurs d’auto sur le sol et des tas de pièces épars dans chaque recoin possible du hangar. Un gars, en le regardant, dans son élément, vient me voir. Je lui explique ce que je veux avec la marque de voiture et l’année. Après avoir fouillé tout autour des moteurs, il me reviens avec dans les mains 2 bouchons pour un réservoir d’huile à moteur. Non, c’est pas ça. Je ré-explique. Il comprend de quoi il s’agit et me revient, après une fouille je ne sais où, avec le bon bouchon. Il semble y avoir une certaine organisation dans tout ce fouillis. 10 $NZ, pour le bouchon, la même couleur prune que la voiture. Je l’ai mis dans le fond de ma valise pour ne pas le perdre à nouveau. Non, c’est pas vrai, j’ai remplacé mon bout de bouteille par le nouveau bouchon. Merci Raymond et David.
Le gars du hangar s’est informé d’où je venais et combien de temps j’étais en Nouvelle-Zélande. Il m’a dit de faire très attention sur les routes avec mon vélo et aussi de bien faire attention à mon argent dans l’île du Sud. Comme je n’étais pas très loin de Wellington, à 20 km seulement, j’ai ressorti Juliette GPS Digitale pour m’indiquer la route jusqu’au port de Wellington.
J’ai bien fait d’utiliser Juliette car rendu à Wellington, l’accès au port n’aurait pas été évident. Je me suis stationné dans un grand stationnement souterrain attenant au Museum of New-Zeleand.
La ville de Wellington est tout à fait différente de Auckland. Autant de par son architecture que par les gens que l’on croise dans la rue. Les édifices du centre ville faisant face au port sont moins hauts qu’à Auckland mais plus concentrés. Ici, au port comme au centre ville, on voit beaucoup d’hommes en veston, cravate, et de femmes habillées bien chics. Wellington est la capitale de la Nouvelle-Zélande depuis 1865 et ici, se trouve le parlement. C’est une ville de fonctionnaires et probablement aussi de gens d’affaires. Au port, on y voit beaucoup de jeunes. On y retrouve des airs de baignades, de canots à rames, pédalos , des endroits aménagés pour le flânage et prendre le lunch du midi.
J’ai passé plusieurs heures à arpenter le port et les rues du centre ville. C’est plus petit que Auckland mais tout aussi beau à voir. Les aménagements au port, les édifices et leur architecture étaient propices à la photo.
Pour le retour au camping, j’ai demandé à Juliette GPS Digitale de bien vouloir me sortir de la ville. Ç’a pris près de 5 minutes de discutions soutenues avec elle avant qu’elle me trouve la direction du camping à partir de Wellington. Juliette installée dans la voiture, en sortant du stationnement où j’étais, le bouchon a débuté sur la route. J’étais en fin d’après-midi, à l’heure de sortie des travailleurs, fonctionnaires, gens d’affaires. Le bouchon a duré la moitié du trajet du retour. Ce qui aurait pris 30-35 minutes pour me rendre au camping en a pris plus d’une heure. La piscine à l’arrivée était bienvenue.
© Klode P.
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Un tour de ville de Wellington |
Deux bouchons ? Ça aurait pu être pire Claude, imagine ton souper mercredi soir, tu débouches un bon vin Néo-Zélandais, pop, glouglou, pffffttt il est bouchonné !
Ouf, chanceux dans ton carrefour giratoire ! Mêlant ma gauche et ma droite, je m’imagine à ta place 😮 !
Tu sais ce que je remarque le plus dans tes photos ? La tendreté et le calme des paysages verts… Bah, on n’est que 7 mois sans feuille, on en a la moitié de passé…
Merci de prendre le temps d’alimenter ton blogue, j’ai l’impression de faire un peu le voyage !
Merci Raymond,
Dis-moi, comment les couleurs sortent sur ton écran? Des fois j’ai l’impression ici que mes ciels sont trop brûlés (foncés)
Les couleurs sortent très bien : ton portable te joue des tours ou bien l’éclairage (tu n’es pas chez toi dans ton bureau de travail) ambiant…
Merci, ça me rassure
Je suis contente que tu aies trouvé ton bouchon pour l’auto papa!
Tes photos sont superbes! Les couleurs sont incroyables!
J’espère qu’on va avoir la possibilité de se parler de vive voix durant ton voyage.
J’essaie de rester connecté sur skype alors ne te gêne pas si tu as un wii fii et que je suis connectée!
Passe une belle journée!
xxx
Message bien reçu.
XXXX
Allo Claude,
Vraiment pas ennuyant de lire tes articles, Tu as vraiment des talents d’écrivain.
On croirait lire un roman qui nous tient en haleine et très intéressant.
Gros bisou,
Diane
http://www.doc.govt.nz/parks-and-recreation/
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