Date de mise à jour : 24 mars 2013
Jeudi, le 07 mars 19:35
Décidément, je néglige mon journal et ça va peut-être être le cas d’ici mon départ car hier, j’ai résilié mon contrat d’accès Internet avec la compagnie Telecom. Cela, pour être en mesure de recevoir ma dernière facture avant mon départ et de régler la note si nécessaire. Pour les jours à venir, je vais m’en remettre aux accès souvent gratuits offerts dans les backpacker. Pour les campings, cela varie de rien à gratuit à payant.
La dernière fois que j’ai touché à mon journal, j’étais en camping à Rolleston dans l’île du Sud tout près de Christchurch. Comme prévu, samedi matin le 02 mars, je me suis rendu à Christchurch.
Samedi 02 mars
Christchurch, la plus grande ville de l’île du Sud, n’est qu’à 30 kilomètres de Rolleston. Dès mon entrée dans la ville, je suis arrivé dans un endroit où plusieurs rues étaient barrées par des barrières ressemblant à celles qu’on avait mis à Québec lors du Sommet des Amériques. Cependant, derrière ces barrières, des édifices en ruines, d’autres avec plein d’échafauds et de containers empilés les uns sur les autres. En me faufilant dans les rues accessibles, je suis arrivé dans un stationnement où j’y ai laissé la voiture.
À plusieurs reprises, depuis 2010, Christchurch a été touché par plusieurs séismes : un le 4 septembre 2010 de magnitude 7 ne faisant aucune victime, un autre de magnitude 6,3 le 22 février 2011 faisant 181 victimes et le 13 juin 2011 de magnitude 6,0 avec 1 mort et plusieurs blessés. Ces séismes ont détruits plusieurs bâtiments dans le centre-ville. C’est justement à cet endroit où je suis arrivé. Les clôtures empêchent les gens de s’approcher des bâtiments encore debout mais qui pourraient s’écrouler sans raison. À d’autres endroits, soit qu’on est en train de procéder à la démolition de bâtiments, soit qu’on essaie de reconstruire un édifice partiellement endommagé. En regardant tout çà, j’ai beaucoup de difficulté à voir le plan d’ensemble pour la reconstruction de ce coin de la ville. Au travers de cette désolation, des maisons et commerces sont toujours debout, fonctionnels et les gens vaquent tout de même à leurs occupations.
Après avoir circulé dans ce coin de la ville, je me suis dirigé en direction du nouveau centre-ville de Christchurch. Je suis arrivé dans un endroit où il n’y avait que des grandes surfaces de magasins dont beaucoup de concessionnaires de voitures. Rien de vraiment intéressant comme centre-ville. Après un peu plus de 2 heures à me promener dans Christchurch, comme l’inspiration n’était pas au rendez-vous, j’ai tout simplement décidé de retourner au camping pour y relaxer. En arrivant au camping en milieu d’après-midi, le temps a commencé à changer. Un vent plutôt froid s’est levé et a fait baisser la température. J’ai dû m’installer à l’intérieur de la salle commune pour manger ma pizza acheté à la pizzeria de Rolleston.
Dimanche 03 mars
Durant la nuit, il s’est mis à pleuvoir juste assez pour mouiller le toit de ma tente. Au petit matin, le ciel était très nuageux et il faisait encore froid. Une journée qui s’annonçait peu ensoleillée. J’ai donc décidé de plier baguages et de faire de la route vers Picton. J’ai roulé jusqu’à Kaikoura, à mi-chemin entre Christchurch et Picton, en ne faisant que quelques arrêts pour un café et pour prendre le lunch. La température est restée la même tout le long du trajet, rien de propice à visiter quoique ce soit sur la route. Arrivé vers 2:00 au YHA de Kaikoura, un autre type de backpacker, il n’y avait personne à la réception avant 4:00. Je me suis installé dans la salle à dîner et j’ai fait ma réservation sur le WEB pour être certain d’avoir un lit pour la nuit. Dès que j’ai eu mon lit, une petite sieste s’imposait. Puis après mon souper, en soirée dans la cuisine commune, j’ai fait ma sélection des photos de Milford Sound pour les mettre sur mon blogue. Tard, j’ai fermé les lumières de la salle commune et des autres endroits communs du YHA pour la nuit.
Lundi 04 mars
Levé tôt, je suis parti de Kaikoura pour me rendre à Picton en espérant arriver juste avant le départ d’un traversier pour Wellington. La journée s’annonçait un peu mieux que la veille, mais la chaleur n’était pas revenue. Entre Kaikoura et Picton, la route est un peu plus sinueuse avec quelques bonnes collines à franchir. C’est aussi le route des vignobles de la région de Malborough. On passe devant presque toutes les maisons des vins de cette région. Je me suis arrêté pour le lunch à l’un des vignobles mais je n’y suis pas resté. En arrivant dans le restaurant, plusieurs tables réservées, beaucoup de gens debout, réunis, discutaient avec une coupe à la main. Comme je n’avais pas de réservation, on m’a offert la seule table disponible dans un petit coin du restaurant. Une fois assis, j’avais l’air du mouton noir parmi tous ces gens. Je me suis levé et je suis parti. Je n’étais pas très loin de Picton. J’y suis arrivé à 12:00. Un bateau partait à 2:00. Mon billet de passager en main, je suis allé prendre le lunch dans un bistrot de Picton avant le départ. À 1:45, j’étais sur le bateau. C’était très venteux dans les Malborough Sounds et dans le détroit de Cook. La traversée a duré 4 heures. Le temps de sortir du bateau et que Juliette GPS Digital m’amène au YHA de Wellington, il était déjà rendu 7:30. En arrivant au YHA, plein de monde au comptoir des réservations. J’avais cependant prévu le coup en réservant un lit à Picton dès que j’ai eu mon billet d’embarquement pour la traversée. Après avoir mis la voiture dans un stationnement à 10 minutes de marche du YHA, fait mon lit (Hé oui! Au prix du lit par nuit) et installé mes choses, il était passé 9:00. Je suis allé prendre un bon dîner dans un restaurant Thaï, poulet aux amendes grillées.
Mardi 05 mars
Depuis plusieurs jours, je me lève assez tôt. Souvent, je réussi à partir avant 9:00. Les journées qui commençaient toujours à 10:00 sont loin derrière moi. Peut-être que sans qu’on me le dise, on a reculé les horloges de 1 heure en Nouvelle-Zélande. En regardant par la fenêtre, ce matin, le temps était encore au gris. Je devrais peut-être me mettre à la photo en noir et blanc. Depuis dimanche que le temps m’attriste. Par contre, je m’étais dit qu’aujourd’hui, je faisais encore de la route pour commencer la côte Ouest de l’île du Nord. Un peu de soleil serait tout de même bienvenu. Je suis donc parti en direction de la côte Ouest sans avoir de destination précise. J’ai roulé jusqu’à Foxton. De Wellington à Foxton, que des petits villages et des zones agricoles. Mais, le temps a changé du tout au tout. Il s’est mis à faire beau et chaud. Comme il n’était que 13:30, j’ai décidé de me trouver une place pour coucher et de profiter du reste de la journée. À Foxton, un petit village, aucune place pour coucher. À quelques kilomètres de là par contre, une route menait à Himantagi Beach et on y annonçait un camping là-bas. Je m’y suis rendu. Un camping près de la plage, pour roulottes fixes, j’étais le seul avec une tente. La tente installée pour ma nuit, dépassé 15:00, je me rends à pied sur la plage. Un écriteau indique: La plage c’est aussi une route – 30 km/h. Effectivement, même si elle est complètement déserte, je me rends compte, en voyant les traces de roues, que des voitures circulent sur la plage qui s’étend sur des kilomètres de chaque côté. Comme un réflexe, je vire de bord, me rend à la voiture, sort mon vélo et me met en tenue de cycliste. J’ai pu faire 10 kilomètres de vélo aller-retour sur la plage. Mais attention, il faut suivre le rythme des vagues et circuler dans la partie mouillée de la plage. Là où une vague vient de mouiller le sable et de se retirer. Le sable gorgé d’eau par les vagues successives est alors compact et les roues du vélo ne s’enfoncent pas. J’avoue cependant, qu’à certains endroits imprévisibles, le vélo s’enlisait drôlement dans le sable. Une journée qui s’annonçait plutôt grise s’est terminée dans la joie.
Mercredi 06 mars
C’était trop beau pour que ça dure. Le ciel la veille était plein d’étoiles. Ce matin, une bruine mouille tout sur son passage. L’extérieur de la tente est complètement trempé. Petit déjeuner, douche et je pars toujours en suivant la côte Ouest. Mais aujourd’hui, durant le trajet, ce n’est pas seulement gris mais il pleut par intermittence jusqu’à mon arrêt au YHA de New-Plymouth. En cours de route, je suis passé par Cap Egmont où j’ai marché un peu sous la pluie pour me relaxer de la conduite un peu ennuyante. Par temps gris et pluvieux comme ça, on ne voit pas tellement le paysage. En passant par cette route, j’étais censé faire le tour et voir le magnifique mont Taranaki, 2 518m, sacré pour les maoris de la région, volcan formé il y a entre 120 000 ans et 70 000 ans, dont la dernière projection de cendres date de 1775. Le volcan était caché par le magma formé d’une incroyable quantité de gouttelettes d’eau crachées par les nuages en irruption tout autour du volcan éteint. À New-Plymouth, quand je suis entré dans la chambre à 6 lits où se trouvait le lit qu’on m’avait assigné pour la nuit, par terre, il y avait aussi un magma formé de linge épars et d’effets personnels de toute sorte qui avaient dû être projetés des sacs à dos appartenant aux 5 autres chambreurs. Pour me rendre à mon lit, j’ai du me frayer un chemin parmi ces cendres d’un autre genre. Par contre, la température avait un peu changé et j’en ai profité pour faire sécher ma tente encore trempée de la veille.
Jeudi 07 mars
Ce matin, 7:30 debout, ciel complètement dégagé, il me reste 11 jours avant le départ. Hé oui! Le compte à rebours me harcèle, je n’y peux rien. En réalité, seulement 9 jours, les 2 dernières journées étant réservées à préparer mon départ. Mais, pour ces 9 jours, j’essaie de profiter de chaque journée de beau temps soit pour faire de la plage ou du vélo à différents endroits tout en me rapprochant de Auckland. En regardant la carte ce matin, je décide de longer la côte Ouest mais en suivant la route principale se trouvant le plus près possible de la mer Tasman. Si le temps reste au beau, j’arrête dans un camping sur le bord de l’eau pour y passer l’après-midi et la nuit. Ainsi, je me suis rendu jusqu’au village de Kawhia. Mais avant, en partant de New-Plymouth ce matin, sur la route, juste à ma droite, entre deux collines, le mont sacré m’est apparu. Comme je m’en éloignais, j’ai fait demi-tour et, en empruntant plusieurs petites routes de campagnes allant dans la direction du mont, j’ai réussi à m’en approcher assez près pour prendre quelques photos. Rendu à Kawhia, je me suis installé au camping du village. Il faisait plus chaud que je ne l’espérais. D’ici, la plage est assez loin, il faut emprunter une route, Beach Road, pour s’y rendre. J’ai donc sortie mon vélo et fait les quelques kilomètres menant à la plage. L’accès à la plage ne se fait cependant pas sans peine, une énorme dune de sable fin à monter et descendre avant d’atteindre la plage. Pas évident avec le vélo, mais une fois rendu de l’autre côté de la dune, j’ai pu utiliser le même principe qu’à Himantagi Beach pour faire quelques kilomètres de vélo sur une plage encore déserte et qui ne semble jamais se terminer. Au retour de la plage, je me suis arrêté au restaurant du village pour y dîner. Ici, on est en région maorie et les maoris sont très sociables. On s’intéresse aux étrangers et les gens assis à la terrasse extérieure du restaurant, on tout de suite voulu savoir d’où venait le seul étranger qui venait dîner chez eux.
Depuis mon départ de Rolleston, il y a une semaine, j’ai fait beaucoup de voiture, dormit à plusieurs endroits, mais j’ai eu très peu de contact intéressant durant toutes ces journées. Aujourd’hui, les gens de Kawhia m’ont donné quelques bulles de bonheur.
© Klode P. (www.klodep.ca)
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Ma remontée vers Auckland |
Salut Claude,
Tes récits sont vraiment intéressants, malheureusement on manque de temps
pour tout lire au jour le jour… As-tu déjà pensé écrire un livre ???
Le texte du Dalai Lama est particulièrement juste.
Prends soin de toi et bon retour !
BIS : Merci à vous deux et au plaisir de se revoir bientôt à Boischatel.
Bonjour Claude,
je ne te laisse pas souvent de commentaires mais je suis »fidèle au poste ».
Profite bien de ces derniers jours de décou vertes.
Bonne fin de voyage et au plaisir de nous revoir,
Nicole xx
Allô!
C’est ce que je fais depuis 3 jours.
À bientôt.
Salut Claude, profites bien de tes dernières journées. J’espère que la température sera de ton côté.
À bientôt,
Francine et Richard
Allô Francine et Richard
Depuis les 3 derniers jours, je ne peux demander mieux comme température et j’en profite au maximum.
Bye
Bonjour Claude,
Il y a longtemps que je t’ai fait signe. Ça ne veut pas dire que je ne te suis pas… bien au contraire! Je constatais dernièrement que tes textes se faisaient plus rares.Tu m’as donné la réponse aujourd’hui…Je comprends ta prudence de vouloir fermer ton compte Télécom. Si on peut moins te lire d’ici ton retour, on a au moins la certitude que tu nous raconteras tout ça de vive voix bientôt!!!
Bonne fin de voyage et surtout profite bien des derniers jours en Nouvelle-Zélande.
Danielle