Date de mise à jour : 24 mars 2013
Samedi, le 09 mars 20:35
Dans un petit camping à Tamahere à moins de 15 kilomètres de Hamilton en allant vers Tauro. Encore seule avec une tente, mais ici tout le monde se connaît. C’est comme un club de campeur avec roulotte fixe. Je suis l’attraction de la fin de semaine, dans le bon sens du terme.
Cet après-midi, vers 16:45 tout le monde du camping se réunissait, pas plus de 20 personnes, pour prendre un verre et jaser. J’étais le bienvenu dans la gang. Par chance j’avais réussi à trouver auparavant à Hamilton, avec quelques difficultés cependant, des provisions pour participer à la réunion du groupe.
En groupe comme ça, mon anglais prend le bord en très peu de temps. Tout le monde parle en même temps, des tas de mots sont prononcés avec des voix différentes, je n’ai tout simplement pas le temps de suivre les conversations mais ça m’amuse. Je capte des mots, parfois des phrases et souvent, je sais de quoi les gens parlent sans trop comprendre où s’en va la conversation. Je constate donc qu’en anglais, pour moi, les échanges doivent se faire de personne à personne sinon j’en perds mon latin anglo-saxon.
Ceci dit, pour en arriver là depuis 2 jours, j’ai profité du beau temps qui est revenu comme par enchantement.
Vendredi 08 mars
Après la belle journée passé hier à Kawhia, aujourd’hui j’avais comme cible la petite station balnéaire de Raglan. Mais, avant de quitter la place, même si je m’étais levé tôt, je me suis cependant arrêté pour faire une petite épicerie et ensuite pour déjeuner à l’hôtel-restaurant de la place qui ouvrait seulement à 9:30. Durant le déjeuner, j’ai eu droit à la visite de 2 personnes qui travaillaient là pour me faire un brin de jasette, histoire de savoir qui j’étais et d’où je venais. On devait parler de moi dans les cuisines
Pour se rendre à Raglan, 2 possibilités, une route de 50 km en gravier ou la route habituelle, asphaltée, de 120 km qui fait un grand détour. J’ai hésité entre les 2 mais finalement, j’ai pris la route qui me semblait la plus sécuritaire soit celle de 120 km. 50 km de gravier aurait peut-être été plus rapide mais, sans savoir quel genre de route il s’agissait, peut-être très sinueuse et montagneuse, qui aurait probablement exigé de rouler à moins de 50 km/h, sans compter un bris possible au niveau de la voiture, sans civilisation entre le point de départ et d’arrivée, ce qui aurait été risqué. Par la route habituelle, je suis arrivé à Raglan à 12:30. Le temps de trouver un camping, de m’installer, à 14:00, je partais avec mon vélo pour faire le tour de la région sous une chaleur qui devait avoisiner les 30oC.
Comme à Kawhia, à Raglan, ce n’est pas long qu’on se retrouve au bout d’une route qui ne mène nul part sauf à la plage sur le bord de la mer. C’est ce qui m’est heureusement arrivé. L’accès à la plage en vélo est cependant plus facile à Raglan qu’à Kawhia. J’ai donc encore pu faire quelques kilomètres de vélo de plage ici. Pour les gens qui font du surf, Raglan serait un endroit réputé dans le monde entier pour ce sport nautique. Sans le savoir, je me suis rendu à vélo jusqu’à l’endroit où se fait le surf à Raglan. En les regardant faire, j’aurais changé mon vélo pour une planche. Mais j’en ai tout de même profité pour m’allonger sur la plage avec ma nappe-serviette-de-plage, que je traîne toujours avec moi, et aussi, pour affronter les vagues chaudes, hautes de quelques mètres, en provenance de la mer Tasman, qui arrivent sur nous sous un angle de 45o par rapport à la plage. C’est tout simplement génial.
J’ai quitté la plage vers 17:30, et me suis rendu au village pour y dîner. Raglan me fait un peu penser à Baie St-Paul comme petit village avec ses petits restaurants et boutiques. En haute saison, il doit y avoir ici beaucoup de touristes. À une pizzéria, assis à l’extérieur, le vélo à côté de ma table, j’ai commandé une petite pizza au saumon fumé. Excellente. Mais trop petite. J’ai dû faire une deuxième commande pour assouvir ma faim. La serveuse trouvait que j’avais l’air d’un professionnel du vélo. Une fois revenu au camping, la fatigue d’une journée bien remplie s’est agglutinée tout autour de mon corps. À 9:00, j’étais sous la tente, bien emmitouflé dans mon sac de couchage et près pour la nuit.
Samedi 09 mars
En sortant de la tente, je savais qu’aujourd’hui serait une autre belle journée ensoleillée et chaude. Une journée aussi où je n’avais pas beaucoup de voiture à faire. Ma destination, Hamilton ou Cambridge, à moins de 70 km de Raglan. À 9:00, je partais du camping, le déjeuner pris au camping avant de partir. Cependant, à quelques kilomètres de Raglan, une bifurcation de 13 kilomètres me permettait de me rendre à la chute de Bridal Veil Falls ou chutes Voile de la mariée, 55 mètres de hauteur. Étant donné le peu de route à faire et l’heure qu’il était, j’ai décidé de m’y rendre. L’endroit est assez spectaculaire. L’aménagement pour voir la chute y est aussi pour quelque chose. On arrive en haut de la chute et un belvédère permet de voir jusqu’en bas où elle se jette, un petit bassin creusé par le torrent d’eau depuis des milliers d’années. Un escalier permet de se rendre jusqu’au pied de la chute, tout près du bassin, et de voir tout l’espace réduit qu’occupe ce magnifique décor. J’ai fait la descente et la montée des 55 mètres de l’escalier 2 fois car j’avais oublié la première fois de prendre tout ce décor au complet en photo. Ce n’est qu’une fois rendu en haut que j’ai décidé de redescendre pour prendre ces photos.
Je suis donc arrivé à Hamilton passé midi. J’avais faim. Donc direction centre-ville pour me trouver un restaurant. Le centre-ville fut difficile à atteindre, le stationnement difficile à trouver. Passé 13:00, j’étais assis dans un petit café pour le lunch. Comme il faisait beau et chaud, un camping entre Hamilton et Cambridge me paraissait l’idéal. Mais avant, me trouver une épicerie pour le dîner de ce soir au camping.
Les gens de Hamilton ne font pas d’épicerie. Ils mangent tous au restaurant. C’est ce que je me suis dit après 45 minutes de tour de ville de tout bord tout côté pour trouver une épicerie à Hamilton. Fatigué de tourner en rond, je suis entré par hasard dans un grand stationnement d’un centre commercial qui me semblait être une grande quincaillerie. Mais en arrivant dans le stationnement, j’ai vu des gens avec des paniers d’épicerie se rendant à leur voiture. Enfin! Je me stationne et entre dans l’épicerie sans prendre de gros panier à roulette pensant utiliser un petit panier à main à l’intérieur. En entrant, devant la hauteur des étagères dans le magasin, l’évidence me saute aux yeux. Pack’n Save le nom du magasin pourrait s’appeler au Québec Gros Gros Costco Alimentaire. J’ai besoin d’un petit zukini, un piment, un oignon, une bouteille de vin, un morceau de viande pour un repas, 4 pommes…Pas de petit panier à main et impossible de sortir par la porte d’où je suis entré. J’en ai raz le bol. Mais en essayant de trouver la sortie, j’ai vu qu’on pouvait acheter aussi en petite quantité. Ouf! Je suis arrivé à la caisse, les mains pleines.
En sortant de Pack’n Save, je me suis dirigé vers la route pour Cambridge en sachant que j’aurais plus de possibilité de trouver un camping à l’extérieur de la ville. Il s’en est présenté un à 13 kilomètres plus loin. J’ai passé le reste de l’après-midi à me baigner dans la piscine chauffée et à me faire sécher au soleil. Vers 5:00, avec la bière que quelqu’un m’avait donné hier à Raglan et ma bouteille de vin acheté cet après-midi, j’étais équipé pour trinquer avec les gens du camping et dîner avec tout ce monde.
© Klode P. (www.klodep.ca)
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Raglan – Cambridge – Hamilton |
Salut Claude
J’espère qu’il n’est pas trop tard pour te souhaiter un bon voyage de retour.
Ca été très intéressant de te suivre durant ce voyage en N.Z., L’hiver nous
a paru moins long durant ces 2 mois. Lorsque tu seras au Québec, attention
la conduite auto est à gauche et si tu as besoin de faire le plein, n’oublie
surtout pas ton bouchon #$%?*.
Lorsque tu auras le temps pour un déjeuner-dîner en famille, fait nous le
savoir.
A bientôt j’espère. Diane
Allô!
À mon retour, je vais sûrement avoir une bonne période à passer pour me remettre du décalage horaire de 18 heures et pour décanter un peu par rapport à ce voyage et la température qui m’attend au Québec. Dès que je peux, un déjeuner-dîner à Drummondville avec vous tous sera très apprécié.
Je vous rappelle là-dessus.
À très bientôt.
Salut Claude,
Tes récits sont tres intéressants, malheureusement, on manque de temps pour
tout lire au jour le jour. Le texte du Dali Lama est particulierement juste…
As-tu déja pensé écrire un livre ???
Prends soin de toi et bon retour !
Merci à vous deux et au plaisir de se revoir bientôt à Boischatel.
Allo papa!
Profite bien de tes dernières journées en Nouvelle-Zélande et de toute cette chaleur! Nous samedi il a fait 15C en après-midi alors David et moi on en a profité pour aller se ballader… bon ce n’est pas ton 31 mais ça fesait du bien! Présentement je suis dans le train à Montréal en direction de Québec après 12h30 de train et je suis presqu’arrivée Youpi! Prends tu l’autobus le 19 à Montréal ou tu couche là bas? Si tu prends le bus on pourrait se croiser à la gare centrale je vais y être de 11h04 à 11h50 pour un transfert vers London hihihi ça serait drôle de se croiser là! Fait le pleins de beaux souvenirs! J’ai bien hâte de te voir!
xxx
Allô!
Je retourne à Québec avec ma voiture qui est chez Guillaume. Mais, si tu peux me confirmer exactement les heures où tu seras au terminus de Berry et, si je me sens d’équerre après mes 30 heures de vol, je peux prendre le métro et aller te donner un gros bec avant que tu partes de Montréal.
Bye
XXX
salut claude
ton voyage se termine bientôt, j’ai apprécié voyagé avec toi,je t’ai suivi tout au long de ton parcours. si tu as besoin d’un backpacker entre montréal et québec tu es le beinvenu, tu pourras choisir un lit parmi plusieurs chambre et non pas parmi plusieurs lit dans une chambre.
bon retour èa la maison,
raymond p.
Salut Raymond,
J’en prends note.
Je vais voir comment je vais me sentir mardi prochain à mon retour à Montréal chez Guillaume.
Bye.
Salut pa,
Tant mieux si le beau temps est de nouveau au rendez-vous. Profite bien du plaisir de vagabonder sur la côte ouest pour ta dernière semaine. D’ailleurs envoie moi l’heure à laquelle tu es sensé arriver à Montréal. Si j’ai bien compris c’est lundi le 18. Ce jour là, je suis supposé avoir une entrevue vers 11h30, mais autrement j’ai justement congé les lundis. Envoie moi aussi ton numéro de vol pour que je puisse savoir si jamais il y a un retard.
Merci,
Guillaume
Salut Guillaume,
Je t’envoie tout ça d’ici la fin de semaine.
Bye.
Ok,
Mais confirme moi que c’est bien le 18 que tu arrives à Montréal. Si c’est le 19, je prendrai congé.
Ciao,
Guillaume
En fait, je pars de Los Angeles Lundi soir le 18 mars à 11:05PM et je devrais arriver à Montréal, mardi matin le 19 mars à 7h15 AM sur le vol d’Air Canada AC0774.
Bye
Profite bien de ton premier été de 2013, tes journées ont bientôt fini de raccourcir… quand tu reviendra chez nous 😉 Tu auras droit ensuite à un second été !
Ton séjour nous a fait découvrir la Nouvelle-Zélande, j’espère qu’on pourra nous aussi y aller un jour. C’était assez incroyable, grâce à l’Internet, d’avoir d’abord des nouvelles fraîches de tes péripéties, mais aussi de voir non seulement tes magnifiques photos, mais de se promener virtuellement dans tes « pas » grâce à Google Street (on a bien sûr fait attention à tenir notre gauche).
Petite nouvelle du glacier Fox, le 7 mars, pour une touriste Allemande malchanceuse (http://www.stuff.co.nz/the-press/news/8396273/Woman-trapped-after-glacier-fall) qui s’en est quand même bien tirée.
Raymond et Johanne
Allô!
J’espère que ma seconde été battra aussi des records car depuis plusieurs jours ici, il fait très chaud et selon les gens, ce n’est pas habituel comme température. Pour vous donner une idée, la piscine ici est rendue à 31oC et quand on embarque dedans, c’est rafraîchissant.
Personnellement, je ne me plains pas.
Pour l’allemande, à mon avis, elle a été très très chanceuse. Son heure n’était pas arrivée.
À bientôt.
Bonjour Claude,
ta visite au »Voile de la mariée » m’a rappelé »La dame blanche » de nos chûtes
Montmorency.Connais-tu l’histoire de ce nom?
Ce soir nous lèverons nos verres à ta santé en espérant que tu puisses encore
emmagasiner le plus de souvenirs possible avant ton retour.
Bonne semaine,
Nicole xx
Allô!
Cette histoire je l’ai déjà entendue mais je ne m’en rappelle plus beaucoup.
Une mariée ayant perdu son époux la journée de ses noces et qui se jette en bas de la falaise formant ainsi la chute. C’est peut-être une autre histoire. Je ne sais pas. Tu me la conteras la journée de mon retour pour que je m’endorme là-dessus suite à mon décalage horaire.
Bye.