Date de mise à jour : 23 mars 2013
Mercredi, le 06 février 2013 : 23:00
Un caleçon long en laine de mérinos, un gilet à manches longues aussi en laine de mérinos, un gilet polar à manches longues, mon manteau de pluie avec le capuchon sur la tête, enroulé jusqu’au nez dans mon sac de couchage avec par dessus, ma nappe-couverture, rien à faire, je grreeeloottte de la tête au pied.
Même au Népal, à plus de 4 000 mètres d’altitude, à près de -10oC, je ne me rappelle pas avoir grelotté à ce point. Après 30 minutes à essayer de me réchauffer, je sors de ma tente pour aller m’installer sur un divan dans le salon du bloc communautaire. Il est 6:05. Je garde tout sur le dos, sauf le sac de couchage bien sûr et je laisse ma nappe dou-dou dans la tente. On dit dou-dou, dou-doune ou autre chose? La couverture qu’un enfant tient dans sa main avec le pouce dans la bouche et qu’il traîne partout où il va. J’ai un flash. Ma belle Annabelle avec sa couverture et le pouce dans la bouche.
J’ai parcouru la distance entre ma tente et le bloc communautaire sans plier les genoux tellement je suis raidi par le froid. Mes sandales et mes pieds sont tout trempes de la rosée qu’il y a sur la pelouse. En entrant dans le bloc, ça sent le feu.