Date de mise à jour : 23 mars 2013
Jeudi, le 14 février 2103 : 19:45
Mon souper de St-Valentin a été super. Un vrai repas de camping. En compagnie de 2 canadiennes d’Ottawa, la mère et la fille, et d’un jeune couple allemand. Je leur souhaité à tous une bonne St-Valentin. Je m’aperçois que j’ai perdu un peu la façon de faire à manger depuis nos dernières expéditions de camping en famille, mais ça me revient. Peut-être parce que je n’ai qu’une seule personne à nourrir et que j’y accorde moins d’importance.
Je suis présentement dans un camping sur le bord de la mer, près d’un petit village, non, un hameau, Okarito. À environ 30 kilomètres du village de Franz Josef où je pensais me rendre aujourd’hui. On m’avait dit que c’était une belle place à voir. J’ai craqué. Dans le bon sens. Depuis 2 jours que je suis au ralenti à cause de mon expédition en montagne. Ici, en me promenant sur le bord de l’eau, j’ai eu l’impression que tout allait changer.
Je me suis rendu au petit café du coin même s’il n’y a aucun coin de rue ici. J’ai demandé au gars du café où je pourrais me procurer de la nourriture pour camper ici. Au village de Franz Josef bien sûr. Je me renseigne sur les choses à voir ici. Des petits sentiers à faire en montant sur la colline tout près. Le lagon de Okarito à aller voir, mais pas maintenant, la marée monte en ce moment, demain matin. Lui, j’y fais confiance.On continue à jaser, il veut savoir d’où je viens.
En sortant du café, avant d’embarquer dans l’auto pour me rendre au village de Franz Josef, je me dis encore que mon anglais s’améliore. Quand je demande quelque-chose, je remarque maintenant que les gens ne font pas les gros yeux parce qu’ils se demandent ce que j’ai dit. Ou, ils ne tendent plus l’oreille pour que je répète ma question. C’est sûr que je ne pourrais faire un discours de 15-20 minutes en disant aux américains pour terminer : Take a kayack. Mais, je suis content du progrès. Pourquoi? Même si c’est désolant à dire, j’ai l’impression que la boule sur laquelle je suis s’ouvre à moi.
Mais avant de poursuivre, revenons sur les contre-coups de mon aventure en montagne.